Réussir ses présentations orales #1

reussir ses presentations orales

Parler en public n’est pas une chose facile. L’expression orale fluide, les intonations bien maîtrisées et les arguments convaincants ne sont pas à la portée de tout un chacun.il est parfaitement normal de se sentir nerveux et mal à l’aise avant une présentation orale. Néanmoins, avec une bonne préparation et de l’entraînement, il est possible de transformer une présentation en une expérience enrichissante et positive pour tous : pour celui qui présente comme les membres de l’audience.

Lorsque l’on visualise une présentation réussie, on pense à de grands noms comme Steve Jobs, par exemple. Mais Derrière l’aisance de cet entrepreneur visionnaire, se cachent des semaines de travail intensif. Des semaines de répétition, de remise en cause, de réajustement…  Ce livre blanc fera-t-il de vous le prochain Steve Jobs de la présentation ? Peu probable ! Car une présentation orale fait intervenir un élément fondamental inhérent à chacun d’entre nous : la personnalité. Après l’avoir lu, en revanche, vous aurez une méthode efficace pour acquérir la confiance nécessaire à votre prochaine présentation orale.

Avant toute chose, la prochaine fois que vous participerez à une conférence ou que vous visionnerez une présentation en ligne (les conférences TED sont un excellent moyen de se familiariser avec des présentateurs hors-pair), posez-vous la question suivante : qu’ai-je pensé de cette présentation ?

Si l’une de vos réponses est : « c’était ennuyeux », « je n’ai rien appris », « j’ai failli m’endormir », « c’était très confus » … il y a des chances pour que vous ayez effectivement assisté à une présentation de mauvaise qualité.

Tournez-vous ensuite vers des présentations orales convaincantes, comme celles de Steve Jobs, Barack Obama, ou encore de personnalités moins connues comme Pamela Meyer (« Comment repérer un menteur ») ou Simon Sinek (« Comment les grands leaders inspirent l’action »). Ces présentations, disponibles en langue anglaise, sont à la fois abordables et inspirantes pour de multiples raisons.

Prenez le temps de vous poser d’autres questions centrées sur les ingrédients de réussite de la présentation à laquelle vous venez d’assister.

 

Qu’est-ce qu’une présentation ?

Une présentation est un discours formulé devant une ou plusieurs personnes, en vue de présenter des idées et des informations de manière claire et structurée.

Une bonne présentation doit être compréhensible par chaque membre de l’audience et permettre à chacun de quitter la salle avec des connaissances nouvelles. L’intérêt de ce document est de vous donner les clés qui vous permettront de transformer votre travail en présentation orale de qualité. Suivez le guide !

 

1. Les informations de base

Avant de vous lancer dans la préparation de votre présentation, il convient d’acquérir quelques informations par rapport à votre audience, à l’endroit dans lequel vous serez amené à présenter et au temps dont vous disposerez. En toute connaissance de cause, vous pourrez ensuite faire des choix par rapport au contenu de votre présentation orale, pour la rendre efficace.

Ce serait une erreur que d’ignorer cette étape importante de votre préparation. Si l’on y réfléchit un instant, il est hors de question de présenter de la même manière à un comité de direction d’une entreprise privée qu’à un ensemble d’étudiants !

 

Votre audience

Réunissez autant d’informations que possible sur les membres de votre audience, afin d’en déterminer la typologie. L’audience peut ainsi être composée, par exemple, de commerciaux, de managers, de collègues, de particuliers, de professeurs, docteurs et de scientifiques, d’étudiants…

Dans certains cas, les présentations font l’objet d’un ensemble de règles strictes et l’audience est connue en amont, comme par exemple lorsqu’il s’agit de présenter un rapport de stage devant un jury.

Une fois ces données en main, vous serez à même d’adapter le contenu de votre présentation en fonction de certains paramètres, comme le nom des postes correspondant aux professionnels présents, leur âge, les éléments visuels à privilégier, le rythme de parole, la durée de la présentation, etc. D’une manière générale, les informations relatives à votre audience vous permettront de déterminer le style et le contenu de votre présentation orale.

 

L’endroit de votre présentation

Il vous sera utile de maîtriser certains paramètres comme la taille de la pièce, l’équipement auquel vous aurez accès, ainsi que la structure de l’ensemble (y a-t-il une scène ou une estrade ? Les membres de l’audience sont-ils assis en demi-cercle ? etc.) Si possible, rendez-vous sur place afin de vous rendre compte par vous-même, pour faire un état des lieux et, pourquoi pas, quelques photos.

 

Le temps imparti

À moins qu’une durée limitée vous ait été communiquée en amont, il vous revient de maîtriser la durée de votre présentation. Pour cela, vérifiez si :

  • Vous serez le seul présentateur,
  • Quel sera le nombre de personnes présentes dans l’audience,
  • Quel sera le planning de la journée.
  • Le temps imparti comporte une séance de questions-réponses ou non.

 

La maîtrise du temps, pour toute présentation orale, revêt une importance capitale. Si vous n’êtes pas le seul à présenter, essayez de connaître le thème du sujet traité avant votre passage, afin d’avoir une idée quant à l’ambiance générale parmi les membres de votre audience lors de votre arrivée.

 

2. L'introduction, l'entrée en matière

Comme cela est le cas lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, commencez par vous présenter. Inutile de passer trop de temps sur votre profil ; assurez-vous que chacun, parmi les membres de votre audience, sait qui vous êtes. En outre, une présentation succincte de vous-même vous permet de démarrer sur un sujet que vous maîtrisez totalement et de gagner en confiance avant même d’avoir commencé. Cette partie, une fois travaillée, peut être réutilisée au cours des présentations suivantes.

 

Pour ne rien oublier dans l’introduction, pensez à dire qui vous êtes, ce que vous faites, quelle est la raison de votre présence. À moins que votre position actuelle soit l’objet de votre présentation orale, il n’est pas nécessaire d’aller dans les détails.

 

Pour vous présenter, un simple « Bonjour, je m’appelle Bruno Gosset et je suis en deuxième année du <nom du programme> à <nom de l’école> » ou « Mesdames et Messieurs bonjour, je suis Catherine Ferber, responsable du pôle animation de l’association X » suffiront amplement. Pour présenter la raison de votre présence, vous pouvez tout à fait utiliser une question ou une phrase visant à provoquer des réactions, comme le font certains orateurs des conférences TED :

 

-     Il y a une question qui m'a fait réfléchir et écrire durant presque toute ma vie d'adulte. Pourquoi certaines crises de grande ampleur nous réveillent-elles en sursaut et nous inspirent pour changer et évoluer alors que d'autres nous secouent un peu mais sans nous empêcher de nous rendormir ? (Naomi Klein sur « Comment des événements choquants peuvent susciter un changement positif)

-     « Le mildiou tuera-t-il le châtaignier ? Les fermiers pensent que non. » (Mennat El Ghalid sur « Comment les champignons détectent et infectent les plantes »)

-     « J’aimerais commencer par vous donner une astuce gratuite qui n’a rien à voir avec la technologie et tout ce que vous devez faire est de changer votre posture pendant 2 minutes. » (Amy Cuddy sur « Votre langage corporel pourrait façonner ce que vous êtes »)

L’introduction vous concernant et l’entrée en matière ne doivent pas prendre plus de 10 à 15 secondes.

 

3. Votre langage corporel

Si les mots qui sortent de votre bouche vous permettent d’exprimer des idées et des concepts, votre corps est également capable de communiquer. Malheureusement, de nombreux présentateurs se préoccupent peu de leur langage corporel dans le cadre de leur préparation. Votre souhait est de réussir une présentation du début à la fin! Faites le point sur votre langage corporel afin d’en maîtriser les tenants et les aboutissants. Car même si vous présentez à l’audience des visuels étonnants, même si les idées que vous mettez en avant et les mots que vous choisissez sont convaincants, l’ensemble sera nettement affaibli par un langage corporel mal maîtrisé.

La définition de « langage corporel » dans le dictionnaire est la suivante : « Le langage corporel est ce que notre corps exprime de manière consciente ou inconsciente. »1

D’une manière générale, lors d’une conversation, le message transmis passe :

  • Par les mots à 7%
  • Par l’intonation à 35%
  • Par l’attitude corporelle à 55%

Votre corps, sans même que vous en soyez conscient, participe activement à la conversation, via ce que l’on appelle « le langage non verbal ». Un excellent exemple qui permet de comprendre l’importance du langage corporel est le mensonge. Lorsqu’une personne ment, elle apparaît comme étant mal à l’aise, ne regarde pas son interlocuteur dans les yeux et a du mal à rester en place. Mis bout à bout, tous les signaux indiquent que la personne en question est nerveuse et qu’elle est probablement en train de mentir.

Pour utiliser un langage corporel positif dans votre présentation orale, prenez trois éléments en compte :

  • Les gestes larges et ouverts
  • Le mouvement
  • Le contact visuel

Les gestes larges et ouverts vous permettront de gagner la confiance de votre audience. Il est hors de question de croiser les bras, de garder les mains jointes devant ou derrière votre corps. En exagérant un peu, essayez de visualiser votre corps et vos bras s’ouvrir, comme si vous vouliez embrasser l’ensemble des membres assis devant vous. Ce geste inspire une forme de connexion et les bras ouverts vous permettent d’exprimer des émotions et de mettre l’accent sur certains points pendant votre présentation. Par ailleurs, lorsque vous faites des gestes avec les mains, assurez-vous que la paume des mains est dirigée vers le haut plutôt que vers le bas.

Sucessful business man with arms opened - isolated over a white background

 

Le mouvement ne doit pas se restreindre aux bras et aux mains. Il vous appartient d’utiliser l’intégralité de l’espace mis à votre disposition pour votre présentation. vous avez tout à fait la possibilité de marcher d’un côté de la pièce ou de la scène à l’autre. Si votre présentation a lieu dans une salle de classe ou une salle de réunion, essayez d’en apprécier la structure avant de présenter, et décidez de quelle manière vous allez utiliser l’espace. Si les membres de l’audience sont assis autour d’une table ovale, par exemple vous pouvez imaginer une présentation au cours de laquelle vous ferez le tour de la table, de manière à avoir un contact visuel avec chacun des participants. Si la salle dans laquelle vous présentez n’est pas propice au mouvement, pourquoi ne pas tenter d’en changer la structure, en repoussant quelques bureaux çà et là, en réajustant certains éléments en fonction de votre présentation ?

Colleagues asking a question to a businesswoman during a presentation

 

Le contact visuel est absolument essentiel au cours de votre présentation, pour établir une connexion avec chaque membre de l’audience. Un bon présentateur ne regarde pratiquement jamais l’écran sur lequel défilent les pages de présentation, ni celui de l’ordinateur dont ces dernières émanent. C’est à votre audience qu’il faut vous adresser, c’est à eux qu’il faut s’intéresser : ce sont donc ces personnes qu’il faut regarder ! Le contact visuel marque non seulement une forme de respect avec les gens qui sont venus pour vous écouter, mais permet également de garder les personnes attentives et d’ajuster le rythme de votre présentation en fonction de leurs réactions. Par exemple, si vous considérez que les personnes en face de vous s’ennuient, vous pouvez très bien accélérer le rythme pour éveiller leur intérêt.

 

Concernant le contact visuel, il est important d’ajouter deux choses :

  • Un contact visuel individuel sera très difficile à établir si votre audience compte plus de 10 personnes. Soyez néanmoins attentif à ne pas regarder toujours les mêmes individus.
  • Le contact visuel peut être interprété négativement par certaines cultures. En Asie, par exemple, le fait de regarder quelqu’un droit dans les yeux est perçu comme une forme d’impolitesse. Dans les cultures occidentales, le fait de ne pas regarder un individu en face peut traduire le mensonge, le manque de confiance, voire le fait de cacher quelque chose.

 

4. L'audience

L’un des éléments clés d’une présentation réussie est la connaissance de votre audience. Les informations que vous aurez accumulées en amont vous permettront de décider du contenu de votre présentation et du type de visuels à utiliser.

 

Les attentes de l’audience varient en fonction de la typologie des membres présents.

  • Si l’audience est composée de commerciaux : ces derniers souhaiteront connaître les avantages liés à leur participation et à ce qu’ils peuvent en tirer. Toute présentation destinée à des commerciaux doit être rapide, directe et explicite.
  • Si l’audience est composée de managers. Il conviendra de vous intéresser aux résultats, ainsi qu’aux process ayant permis de les atteindre. Les membres de votre audience seront intéressés par les bénéfices que vous aurez tirés de votre travail en termes de temps et d’efficacité. La présentation peut également s’intéresser aux problèmes rencontrés et à la manière dont ils ont été résolus.
  • Si l’audience est composée de collègues de travail : voici une excellente opportunité de partager votre expérience personnelle et de montrer aux personnes présentes la manière dont elles peuvent utiliser vos connaissances pour les mettre en œuvre à leur avantage. Les présentateurs les plus intéressants sont ceux qui partagent leur propre histoire, formant ainsi une sorte de connexion naturelle avec leur audience. Attention à ne pas partager des informations que votre audience connait déjà !
  • Si l’audience est composée de chercheurs et de scientifiques : il est important de faire en sorte que votre présentation soit courte (de 10 à 15 minutes maximum). Bien entendu, si vous présentez dans le cadre d’un séminaire ou d’un atelier et que le temps imparti est plus long, à vous de l’utiliser à bon escient. Votre audience s’intéresse à la résolution de problèmes ou à la démonstration quant à la manière d’aboutir à quelque chose de manière plus efficace. Les personnes qui sont devant vous souhaitent voir des résultats, des preuves et des informations quant à la manière d’atteindre ces résultats.
  • Si l’audience est composée d’étudiants : ceux-ci souhaiteront comprendre le pourquoi et le comment des choses ; ils auront besoin exemples ainsi que de la description des avantages qui y sont liés. Présenter devant des étudiants nécessite un bon rythme de parole ; l’utilisation d’éléments pratiques et de vidéos est un bon moyen de stimuler votre audience pour cela.

 

5. Le sujet de votre présentation

Une fois que vous connaissez le sujet de votre présentation orale, il vous faudra décider des éléments que vous souhaitez incorporer dans votre discours. Il est temps de mettre votre ordinateur de côté et de vous emparer d’un calepin et d’un stylo.

Divisez une page blanche en six parties égales, chaque partie représentant une idée à intégrer dans votre présentation. Bien que cela soit tentant, mettez de côté, pour le moment, toute envie liée aux animations et aux outils que vous allez pouvoir utiliser pour enthousiasmer et intéresser votre audience. Dans chacune des six parties, écrivez ou dessinez ce que vous voulez communiquer. Votre travail est terminé lorsque vous aurez réussi à inclure une idée par section. Bien entendu, il est possible d’aller au-delà de six sections, comme de réduire ce nombre à quatre ou cinq, selon le sujet à traiter et le temps imparti.

 

La preuve par trois

Maintenant, chaque idée notée sur votre calepin doit être divisible par trois. Par exemple, si l’une des idées est de présenter les problèmes liés à l’utilisation d’un produit X, vous accompagnerez cette idée par trois éléments concrets. Pour illustrer ceci, intéressons-nous à un sujet en particulier : « la surexposition aux écrans des tout-petits ». L’une des idées à mettre en avant, dans votre présentation orale, est de parler des dangers des écrans chez les enfants. Les trois arguments concrets liés à cette idée pourront ainsi être les suivants :

  1.  Les écrans entraînent des troubles du comportement
  2.  Il existe une relation entre le retard de langage et l’exposition aux écrans
  3.  Les troubles observés chez les enfants surexposés aux écrans sont similaires aux troubles liés au spectre autistique

L’exemple ci-dessus permet de démontrer la manière dont chaque idée peut être divisée en trois arguments distincts. Le même travail doit être réalisé pour chacune des idées (6 ou plus) notée sur votre calepin, et cela avant même de passer à la phase de réalisation et à la construction des visuels et des textes.

 

6. Le scénario de votre présentation

Il est temps à présent de vous intéresser au scénario de votre présentation. Alors que cette étape forme, chez bon nombre de présentateurs, la première phase lors de la préparation d’une présentation orale, le fait d’avoir procédé méthodiquement jusqu’à présent vous permettra d’adapter votre présentation à votre audience, de choisir les bons arguments, les mots justes et les meilleurs visuels pour les intéresser.

Lorsque vous réfléchissez au scénario de votre présentation, il est important de garder à l’esprit la notion de durée. À moins que le temps de présentation vous ait été imparti, la durée doit être en accord avec le sujet à traiter et l’audience à laquelle vous vous adressez. N’oubliez pas d’inclure, dans votre temps de présentation, une partie « questions-réponses ».

 

7. Les mots-clés

Chaque sujet est en relation directe avec un ensemble de mots-clés qu’il vous faudra inclure dans votre présentation. Par exemple, le sujet « la surexposition aux écrans des tout-petits » fait appel aux mots-clés suivants : surexposition aux écrans, tout-petits, santé, enfants, dangers, cognitif, etc.

C’est sur la base des mots-clés que vous aurez choisis que vous parviendrez à éveiller l’intérêt de votre audience et à faire passer votre message. Pour ce faire, prévoyez, avant de construire vos arguments, une carte mentale des mots-clés à utiliser. Sur un calepin, notez les principaux termes (dans notre exemple, « surexposition aux écrans », « tout-petits » etc.) et listez les mots-clés connexes auxquels ils sont liés.

Une fois que vous aurez choisi les mots-clés à incorporer dans votre présentation orale, il s’agira de les coucher par écrit, sur les diapositives ou autres pages que vous mettrez à la vue de votre audience.

À la fin de cette étape, vous devez avoir préparé autant de diapositives que de mots-clés. Même si cela peut paraître confus pour le moment, votre présentation est en train de prendre forme…

 

8. Les visuels

Les visuels sont la partie la plus excitante du process pour certains, mais également l’une des plus compliquées ! Ils comprennent les images, les graphiques et les textes, mais également les vidéos et autres animations selon les outils que vous utiliserez.

 

Les images : L’adage « une image vaut 1000 mots » n’a jamais été aussi vraie que pour une présentation orale. À ce titre, en revenant sur les mots-clés que vous avez préalablement sauvegardés, essayez de trouver une image correspondant à chaque mot ou expression. Vous observerez, en faisant cela, qu’il est possible de regrouper des mots-clés et des expressions en une seule image. La recherche de l’image ou de la photo la plus appropriée peut prendre du temps, mais elle est payante, à terme, pour bien des raisons.De nombreux outils vous permettent de trouver des images sur la base de mots-clés. Attention néanmoins aux droits d’auteur, sujet sensible auxquels il convient d’accorder de l’importance lorsque vous choisirez les visuels accompagnant votre présentation.

 

Dans le choix de vos images, gardez toujours à l’esprit que, même si les visuels que vous trouvez sont intéressants, ils doivent être en adéquation avec votre audience, communiquer le message juste et être de bonne qualité. Un mauvais visuel peut faire basculer votre présentation et créer l’effet inverse de ce que vous aviez escompté.

 

En termes de taille - et c’est d’ailleurs pour cette raison notamment qu’il faut choisir des images de bonne qualité - si vous le pouvez, utilisez l’intégralité de la page pour présenter l’image. Si cette dernière est pertinente, le message communiqué aura d’autant plus d’impact. En outre, la force du message peut être augmenté par l’ajout de mots ou de textes courts.

Autre astuce : en utilisant la moitié d’une image seulement, vous décuplez l’effet du message à transmettre, notamment lorsqu’il s’agit d’information concernant un produit, un service ou une idée en particulier.

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Les animations peuvent ajouter de la vie à vos présentations. Bien que très attractives et intéressantes à mettre en place, elles doivent toutefois être utilisées avec parcimonie. Trop d’effets Powerpoint ou une surabondance de mouvements sur Prezi peut vite donner le vertige et détourner l’attention de votre audience vers la forme de votre présentation plutôt que sur le fond.

 

Quelles que soient les animations que vous choisirez et quelle que soit la plateforme, veillez à ce qu’elles soient cohérentes. Ainsi, le passage d’une diapositive à l’autre, au même titre que l’arrivée des textes ou des images, doit se faire de manière cohérente : à vous de décider si les animations se feront plutôt horizontalement ou plutôt verticalement, la rapidité à laquelle elles évolueront, etc.

 

Gardez à l’esprit que chaque animation a un rôle bien précis. Par exemple, vous pourriez décider d’utiliser une animation de transition uniquement lorsque vous passez d’une idée à l’autre. De même que les animations liées aux textes peuvent être intéressantes, si les arguments à mettre en avant sont relativement longs (par exemple, quatre arguments ou plus apparaissant les uns après les autres, au fur et à mesure que vous parlez).

 

Les graphiques ont un rôle bien particulier dans les présentations. A vous de décider si vous en utilisez et quel type d’information vous souhaitez transmettre à votre audience. En outre, avant de vous engager sur un graphique intéressant, posez-vous la question de savoir s’il existe un moyen plus efficace de transmettre l’information. L’une des principales erreurs que font beaucoup de présentateurs est d’inclure de nombreuses données chiffrées dans leurs présentations. Les graphiques, comme les textes,  doivent être utilisés avec parcimonie. Par exemple, pour montrer l’évolution d’un chiffre d’affaires ou l’évolution des ventes, au lieu de montrer un graphique présentant les chiffres atteints au cours d’une période donnée, pourquoi ne pas présenter un seul chiffre sur une diapositive et le commenter adroitement ?

 

460 000 €

 

Le chiffre ci-dessus invite à la curiosité et au questionnement. Autant d’arguments qui vous permettront de susciter l’intérêt de votre audience, peut-être bien davantage qu’un graphique.

 

10. Mise en pratique

La dernière partie de votre préparation est la mise en pratique. Celle-ci s’effectue en plusieurs étapes, la première :  vous débarrasser de tous les éléments qui vous semblent superflus. Même les meilleurs n’obtiennent pas une présentation prête à l’emploi dès le début. Parmi les éléments à retirer, considérez les textes, les données et les images.

 

Les textes : prenez le temps de reformuler le texte sur des diapositives qui en contiennent de trop ; éliminez les termes de jargon ; adaptez la taille du texte aux diapositives, en insistant sur les mots-clés afin de faire ressortir l’essentiel et de donner du corps à votre message.

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En matière de textes « Moins, c’est mieux ».

 

Les données doivent être considérées avec précaution. Même si les statistiques de l’INSEE ou autre source officielle que vous aurez pris le temps de rechercher pour appuyer vos arguments paraît tout à fait intéressante, est-il vraiment pertinent de présenter un graphique à l’écran ? Si les données sont en nombre, si elles sont trop denses et surtout, si elles peuvent être remplacées par un seul chiffre accompagné d’une image, elles doivent être exclues de votre présentation.

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Les images doivent être en parfaite adéquation avec les idées à communiquer sur chaque diapositive. Selon celles que vous aurez trouvées, il conviendra d’ajouter du texte pour apporter des précisions ou non. Si l’image est de mauvaise qualité, n’hésitez pas à la retirer purement et simplement de votre présentation.

Vient alors le moment de pratiquer votre présentation. Choisissez un endroit dans lequel vous vous sentez à l’aise. Attention, l’audience qui sera présente le jour J ne sera pas devant vous au moment des répétitions! Pour l’heure, votre smartphone est votre meilleur allié : c’est l’occasion de vous filmer en action ! Enregistrez-vous, repassez le film et essayez de juger, de manière objective, votre prestation.Ne soyez pas trop dur avec vous-même. Peu de personnes aiment apparaître sur les écrans. Il est donc tout à fait normal que vous jugiez votre prestation de manière critique. Concentrez-vous sur votre langage corporel, sur le contenu de votre présentation et sur le message à faire passer.

 

Lorsque vous repasserez le film, posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que je parle trop rapidement ? Mon audience peut-elle comprendre ce que je dis ? Ou au contraire, est-ce que je parle trop lentement ?
  • Les mots que je prononce sont-ils clairs ? Les expressions que j’utilise me permettent-elles de transmettre un message et des arguments convaincants ?
  • Y a-t-il, dans ma présentation, trop de «euh », « ben » et autres expressions familières comme : « du coup », « par contre » ou encore « c’est pour ça que »… à moins que votre audience ne soit un public jeune avec lequel vous souhaitez vous connecter, adaptez un langage approprié pour montrer du respect et apporter de la qualité à l’ensemble de votre présentation orale.

Le temps que vous consacrerez à la pratique de votre présentation est une affaire personnelle. Plus vous travaillerez en amont, mieux ce sera. Attention à ne pas vous y prendre trop tôt… ni trop tard ! Vous pouvez, par exemple, préparer votre présentation quelques semaines avant le jour J, mais la pratique, quant à elle, doit se faire un peu plus tard, au risque d’oublier toutes les bonnes pratiques que vous aurez mises en œuvre.



Conclusion

Cette section porte bien son nom : votre présentation devra comporter une conclusion ! Une bonne manière de faire est de synthétiser l’ensemble des informations que vous venez de présenter en un seul et unique message, afin de permettre à votre audience de retenir l’essentiel. Il est impératif que chacun sorte de la salle en ayant appris quelque chose.

 

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Portfolio des professeurs de Institut Mines-Télécom Business School
Coût total d'une année à Institut Mines-Télécom Business School